Le métier de commercial offre de nombreuses opportunités d’agir efficacement et concrètement en faveur du développement durable, quel que soit le pays, en France ou à l’international. Vous avez une sensibilité personnelle avec le sujet mais ne savez pas comment concilier la vente avec votre conscience environnementale ? Peut-être êtes-vous plus proche d’y parvenir que vous ne l’imaginez. À bien y regarder, le développement durable n’est-il pas une continuité naturelle de la profession commerciale ? Car lorsqu’un commercial cherche à construire et développer une relation durable avec sa clientèle, il est dans le même esprit que le rapport Brundtland (1987) de proposer une solution de croissance qui s’inscrit dans le présent sans compromettre les besoins futurs. Tour des principales pratiques pour avoir un impact sur long terme sur la société et l’environnement pour aller encore plus loin.

Le commercial, acteur majeur du développement durable

S’engager au quotidien pour ses clients mais également pour l’environnement. Tel est l’objectif de nombre d’entre nous par les temps qui courent où nous sensibles aux enjeux criants et urgents de la planète. Mais au-delà des mots, comment agir concrètement à son niveau lorsque l’on est un commercial ?

Réduire son empreinte carbone

Lorsque l’on sait que la profession de commercial nécessite des déplacements très fréquents afin de construire et maintenir une relation de proximité et de confiance avec la clientèle, il apparaît clair que l’empreinte carbone liée aux transports utilisés constitue le principal levier d’action en matière de développement durable. Prenons l’exemple d’un commercial basé à Paris, disposant d’un portefeuille de 30 clients répartis sur l’ensemble de l’Île-de-France et se déplaçant 3 jours par semaine. Partant d’une estimation relativement prudente, le kilométrage à parcourir peut être évalué à 150 Km par jour, représentant une empreinte carbone de… 4,5 tonnes de CO2 rejetés dans l’atmosphère chaque année !

Quelques règles de bonne pratique et de bon sens permettent néanmoins de réduire fortement cette empreinte et ainsi agir concrètement pour le développement durable :

  • Organisez vos tournées clientèle de manière cohérente, afin de regrouper les visites sur un même secteur géographique, et si besoin avec l’aide d’un logiciel comme portatour® ;
  • Privilégiez les transports en commun si vous avez un trajet court et pratique ;
  • En voiture, utilisez par exemple Waze pour identifier les trajets les plus rapides afin d’éviter les embouteillages polluants.

Le saviez-vous ?

En utilisant les transports en commun, le regroupement géographique de clientèle n’est pas toujours la meilleure solution. Il est parfois plus avantageux et moins chronophage de rester sur une seule et même ligne de train ou de RER pour se déplacer chez deux clients situés à l’opposé.

Réduire sa consommation d’énergie, de papier et sa production de déchets.

Le commercial peut également agir au quotidien en réduisant sa consommation de consommables, d’énergie et ainsi réduire également indirectement la quantité de déchets produits.

Quelques actions concrètes :

  • N’imprimez vos e-mails et fichiers qu’en cas de nécessité absolue ;
  • Incitez les destinataires de vos e-mails à en faire de même par une mention au bas de vos message indiquant par exemple « Notre environnement est fragile, merci de n’imprimer ce mail qu’en cas de nécessité. » ;
  • Lors de vos déplacements, préférez l’usage d’une tablette numérique aux plaquettes et devis imprimés ;
  • Demandez à votre direction de passer à la signature électronique des contrats, pour réduire l’empreinte écologique mais aussi accélérer l’efficacité commerciale ;
  • Éteignez votre ordinateur en fin de journée plutôt que de le laisser en veille ;
  • Éteignez systématiquement la lumière en quittant un espace de travail en fin de journée…

Et bien sûr, ces bonnes pratiques sont également valables en dehors de l’environnement de travail.

Un moteur pour l’engagement écologique de l’entreprise

Au-delà de son action individuelle, le commercial peut également agir au niveau de l’entreprise et œuvrer pour changer certaines habitudes ou politiques collectives en matière de développement durable, même auprès de la direction et du management.

De par ses qualités d’écoute et de persuasion, le commercial est en effet l’un des plus à même d’influencer et de modifier les usages de l’entreprise.

Le commercial ou technico-commercial peut agir en faveur d’une politique de développement durable plus ambitieuse.

Tri sélectif :

  • mise en place d’un bac et poubelles de tri,
  • affichage adapté afin d’encourager les collaborateurs à trier leurs déchets.


Réduction des déchets :

  • aller jusqu’au bout de l’usage des consommables d’imprimante,
  • réutiliser sous forme de brouillon les impressions manquées ou inutilisables,
  • ajouter une mention invitant à ne pas imprimer en signature des mails,
  • donner une seconde vie aux anciens ordinateurs ou outils informatiques,
  • proposer des actions de recyclage,
  • organiser des concours en interne…


Choix des partenaires :

Faire intégrer la dimension écologique dans les choix de partenaires commerciaux et fournisseurs : s’assurer que les partenaires appliquent les bonnes pratiques environnementales et s’engagent en faveur du développement durable.

Non seulement vous modifiez les procédures et les habitudes mais également vous permettez une véritable prise de conscience environnementale.

Le développement durable comme argument choc

Proposez un nouvel axe à votre argumentaire commercial

Dans le cadre des liens privilégiés que vous entretenez avec vos clients, adaptez vos messages en intégrant la dimension écologique ou développement durable auprès de votre client (ou prospect). Dans le secteur institutionnel, c’est un vrai plus pour défendre vos prix et bien négocier vos contrats.

Sensibilisez vos clients aux questions d’environnement et de développement durable, montrez comment votre entreprise apporte son soutien à ces grandes causes. Faites-en un véritable argument commercial ; les clients et prospects sont comme la majorité des français sensibles au dérèglement climatique.

Donnez un côté « vert » à votre CV

Demandez aux Ressources Humaines de suivre une formation en matière de développement durable. Licence, GEA, cursus de droit économie gestion, master de développement durable, green social digital master… de plus en plus de formations spécialisées proposées par certaines Chambres de commerce et d’industrie (CCI), écoles spécialisées ou écoles de commerce (telle ESI Business School) voient ainsi le jour pour former les commerciaux éco-responsables de demain à Bordeaux, Lyon, Marseille, Strasbourg... Un vrai atout différenciateur sur votre CV.

En France et selon un récent sondage IFOP, plus de 85% de la population se déclare inquiète au sujet du réchauffement climatique et prête à agir concrètement. Il est temps pour vous de vous pencher sur le sujet avec toutes vos équipes, et tourner votre politique commerciale vers le développement durable.